Crédit immobilier: les taux d'emprunt à nouveau en (légère) baisse

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Les taux d’intérêt des crédits immobiliers accordés aux particuliers par les banques ont commencé l’année 2018 par une légère baisse. Une bonne nouvelle largement compensée par la hausse des prix qui sévit en France.

Plus de 272 milliards d’euros. Comme en 2015 et en 2016, les Français se sont massivement endettés pour souscrire un crédit immobilier, établissant pour l’année 2017, un nouveau record (contre 250 milliards en 2016). La bonne nouvelle sur les taux, dont vous parlait Le Figaro Immobilier début janvier, se confirme: ces derniers ne grimpent plus. Mieux, ils baissent.


Crédit immobilier: les taux d'emprunt à nouveau en (légère) baisse

 

Les taux des prêts, toutes durées confondues, se sont établis, en janvier, à 1,49% en moyenne (contre 1,52% au mois de décembre), selon les derniers chiffres publiés par l’observatoire Crédit Logement/CSA. «Les conditions de crédit actuelles facilitent toujours la réalisation des projets immobiliers des ménages, en dépit de la hausse des prix de l’immobilier constatée depuis 2015, grâce notamment à l’allongement des durées d’emprunt», explique l’observatoire. Depuis début 2014, elles ont augmenté de 14 mois, passant de 204 à 218 mois en moyenne aujourd’hui.

 

Toutefois, cette baisse des taux n’a pas suffi à amortir la poussée des prix. La Fédération nationale de l’immobilier estime qu’elle pourrait se poursuivre entre 2% et 4% en 2018. Conséquence: depuis août dernier, les Français empruntent moins auprès de leur banque. D’une vingtaine de milliards d’euros par mois, le rythme mensuel de production de crédits immobiliers est passé à une fourchette comprise entre 14 et 17 milliards d’euros. Preuve que l’euphorie du début d’année 2017 a laissé place à un certain attentisme.

 

Cette prudence est sans doute liée également à la décision prise le 12 janvier dernier par le Conseil constitutionnel de valider la résiliation annuelle de l’assurance emprunteur. Ce jugement pourrait inciter les banques à remonter leurs taux d’intérêt, pour regagner un peu de la marge perdue sur cette assurance. «À moyen terme, elle va peser sur la rentabilité des banques. En effet, les emprunteurs concernés sont essentiellement ceux qui ont souscrit un crédit récemment, donc à des taux très bas, et sur lesquels les marges des banques pourraient devenir négatives a posteriori une fois l’assurance résiliée», explique Jérôme Robin, président du courtier VousFinancer. Une hausse graduelle, à la place d’une stabilité, des taux serait donc à prévoir.

 

Guillaume Errard, Les Echos

Le 06/02/2018

 


[01/02/2018]